Résumé biographique radioamateur F1BJI / F6BVP / AI7BG

Cartes QSLs échangées entre radioamateurs après contact par radio

Je pense que j’étais destiné depuis tout petit à devenir radioamateur.
Étant enfant j’étais déjà fasciné par le poste de radio familial, me demandant par où la voix et la musique pouvaient bien entrer dans ce poste ?

J’ai en fait découvert l’émission radioamateur à l’âge de 14 ans par chance en écoutant les ondes courtes sur le récepteur familial relié à une antenne long fil. Ma deuxième chance a été qu’à cette époque l’émission d’amateur pouvait être facilement compréhensibles car les transmissions étaient en modulation d’amplitude sur 40m et 20m. La BLU (Bande Latérale Unique, SSB) n’était heureusement pas encore très répandue car elle nécessite un dispositif spécial pour la décoder. Ma troisième chance fut donc d’écouter un radioamateur qui donnait une liste d’adresses en Belgique. J’écrivis à ON4KJ et ma quatrième chance fut que cet OM eut l’amabilité de me répondre par une longue lettre dans laquelle il m’expliquait l’émission d’amateur et me communiquait l’adresse du Réseau des Emetteurs Français à Paris. La même année, je fis un séjour de vacances studieuses en Angleterre et j’eu le bonheur de constater que la maison à côté de celle de mes hôtes était celle d’un très aimable radioamateur, G3OML à Morden, Surrey. Le monde des radioamateurs est vraiment petit !

J’ai donc commencé par écouter les radioamateurs comme écouteur SWL (Short Wave Listener).

Au lycée, j’étais plus intéressé par la physique que par les autres matières, et mon camarade était également un passionné d’électronique. Les autres copains m’avaient surnommé « Ondes Courtes » car nous passions beaucoup de temps à discuter de radio. Nous sommes devenus tous les deux médecins, enseignants maîtres de conférence des Universités et praticiens hospitaliers !

Emetteur-récepteur 14 MHz HW32

J’ai assemblé plusieurs kits radio à commencer par des radios à transistors dans les années 60. Il suffisait de lire le manuel de montage et de savoir utiliser un fer à souder.

Je m’étais lancé pendant les vacances d’hiver 1965 dans l’assemblage d’un oscilloscope et d’un récepteur de TV, qui figuraient comme travaux pratiques d’un cours par correspondance, EURELEC. Comme je n’avais pas pu m’offrir le coffrage en bois du téléviseur celui-ci était nu et avait une allure futuriste qui impressionnait mes copains. Je n’ai pas moins impressionné le père de ma future épouse en réparant son téléviseur qui comportait le même équipement au niveau de la platine THT. Le remplacement d’une grosse résistance et le changement d’une lampe radio à été relativement simple.

En 1970, un an après l’alunissage d’Apollo 11 je passe mon examen radioamateur à domicile avec l’inspecteur F2XS et j’obtiens l’indicatif F1BJI avec lequel je ne peux trafiquer que sur la bande 2m (144 MHz). J’utilise un émetteur Béarn qui ne doit pas avoir plus de 2W de puissance (???) et un très bon récepteur décamétrique Vendée précédé d’un convertisseur 144/28 MHz. L’antenne motorisée est une excellente 9 éléments F9FT.

Deux ans plus tard une fois passé l’examen d’opérateur télégraphique avec le même inspecteur F2XS je deviens ainsi un OM complet (Old Man comme s’appellent entre eux les radioamateurs, les opératrices étant des YL pour Young Lady et les enfants des QRP !) avec l’indicatif F6BVP.

J’ai construit mon premier émetteur-récepteur décamétrique Heathkit HW-32 BLU monobande 20 m.

Le deuxième transceiver Heathkit monté en kit fut un HW101 multibandes avec lequel j’ai trafiqué en BLU et CW sur les bandes radioamateur 14 et 21 MHz avec une antenne TH3MkIII qui a été longtemps surmontée de mes antennes satellites en haut d’un pylone BALMET de 6m sur le toit de mon immeuble à Paris 17ème. L’antenne fonctionnait remarquablement bien sur la bande 21 MHz avec un TOS de 1,1, un plus élevé sur 14 MHz.

Emetteur-récepteur HW101 Heathkit


Un article de W5PAG, paru dans le bulletin de l’AMSAT NA de décembre 1973, présentait la description d’un nomogramme qui offre une solution très simple pour déterminer rapidement l’orientation et l’élévation d’un satellite par rapport à une station. Les seules données à connaître sont les prévisions de passage publiées mensuellement dans Radio-REF : longitude de passage à l’équateur et heure de croisement, pour chaque orbite ascendante. J’ai demandé à mon beau-frère Henri Orland REF 28.286 normalien agrégé de physique de me calculer les équations pour connaître les azimut, élévation des satellites connaissant leurs période orbitale, altitude et inclinaison de l’orbite sur l’équateur. Facile non ? J’ai transcrit ces formules dans mon tout premier programme informatique en langage BASIC pour piloter une table traçante HP afin de dessiner un nomogramme. Ce fut en effet l’occasion d’apprendre à programmer en BASIC et d’écrire mon premier programme. C’est ainsi que nous avons publié dans la revue Radio-REF en avril 1978 un article avec deux nomogrammes (figure ci-dessous) pour aider à orienter les antennes de poursuite des satellites OSCAR 7, OSCAR 8 et RS19.

En 1979, Jean F8ZS me demanda de participer avec un groupe d’OMs du CNES à un projet de satellite radioamateur. Nous fondâmes le RACE, Radio Amateur Club de l’Espace, et ainsi débuta l’aventure ARSENE (cf infra).

La même année j’ai assemblé une console Heathkit H9 (cela me demanda deux semaines) et un micro ordinateur H8 à base du microprocesseur 8080 Intel (fréquence horloge à 2 MHz !) avec 4 Kilo Octets et ensuite 8 Ko puis plus tard 16 Ko de mémoire RAM statique. Vous avez bien lu Kilo octets et non Mo ! J’ai entré récemment les ~90 octets d’instructions binaires au clavier pour lui faire afficher le texte « Your H8 is Up and running » sur les LED rouges afin de démontrer qu’il fonctionne toujours. J’ai juste eu à réparer l’alimentation qui avait lâché, ce qui n’est pas anormal après une quarantaine d’années.

Micro ordinateur H8 & console H9

Cette année la mon livre de chevet pendant les vacances d’été fut un ouvrage sur le microprocesseur 8080 ( Vintage Scelbi 8080 Software Gourmet Guide & Cook Book by Robert Findley c1976) avec lequel j’ai appris des rudiments de code assembleur du microprocesseur 8080 INTEL 8 bits. Le langage assembleur est une représentation symbolique des octets du langage machine. Par exemple « mov ax » est plus facile à retenir que 377 quand il existe une centaine d’instructions possibles. L’exécutions du code machine était déjà extrêmement rapide sur un microprocesseur 8080 même avec une horloge à 2MHz. Chaque instruction pouvait en effet s’exécuter en quelques microsecondes…

En 1997 je maitrisais suffisamment l’assembleur pour adapter une routine de pilotage des moteurs d’antenne avec une carte Kansas City Tracker. Ce programme s’installait en mémoire d’arrière plan (TSR, Terminate and Stay Resident) et recevait les positions en site et azimut des satellites par l’application InstantTrack. La carte Kansas City Tracker commandait via le port imprimante les relais d’activation des boitiers KR500 et KR600 de commandes des rotors d’antennes.

J’ai commencé mes QSOs par satellite en mode A avec une station VHF 2m, une antenne 13 éléments F9FT, et un dipôle en V inversé sur 28 MHz. Ce matériel léger en portable pendant les vacances au bord de la mer m’a permis de contacter par satellite un OM situé sur un terrain de camping à 20 Km !

J’ai pu décoder les télémesures des satellites UoSAT OSCAR 9
(AO-9 UoSAT-1
#128881981-100B
) et UoSAT OSCAR 11 (UO-11 UoSAT-2 #14781 1984-021B), conçus à l’université du Surrey en Grande-Bretagne, via l’interface pour K7 du H8 au standard Kansas City en modulation AFSK en ajoutant simplement un circuit intégré porte OU pour redresser le décodage des 0 et des 1 que j’avais trouvé inversés à partir des sons 1200 – 2400 Hz transmis à 1200 bauds par les satellites. J’ai écrit une petite application en BASIC pour corriger les erreurs d’un seul bit en recherchant le chiffre de 0 à 9 le plus proche sur un octet. J’ai envoyé des pages entières de télémesures reçues aux responsables des satellites UoSAT.

Toujours avec le même micro ordinateur H8 programmé en assembleur avec un programme adapté au 8080 d’un article de la revue QST, j’ai pu copier de la télégraphie automatiquement sur écran et transmettre en CW ce que je tapais sur le clavier. Je me souviens de la remarque d’un correspondant radioamateur américain qui m’écrivit ( « it sounds like music » ). Traduction : mon signal CW sur 14080 KHz ressemblait à de la musique ! Les points et les traits du code morse ainsi que les espaces entre les lettres étaient en effet très réguliers et parfaitement temporisés contrairement à ce qui se passe quand un opérateur humain utilise un manipulateur mécanique que l’on appelait vulgairement une pioche. Les manipulateurs électroniques n’étaient pas encore très répandus !

En 1981, j’ai monté mon deuxième micro ordinateur Heathkit H88 équipé d’un microprocesseur Z80 avec 32Ko de mémoire RAM et un seul lecteur de disquettes de 180 Ko fonctionnant sous CP/M. Cet ordinateur m’a permis de faire des QSO en RTTY à 45.5 bauds en code Murray-Baudot à 5 moments. J’ai eu l’occasion de copier les premières émissions expérimentales RTTY de W1AW de l’ARRL en ASCII 7 bits à 110 bauds sur la bande 20 m.

J’ai écouté et fait mes premiers contacts par satellites avec les AMSAT OSCAR 6, 7 et 8. Ce dernier avait une orbite circulaire héliosynchrone très favorable avec des passages jusqu’à 20 minutes en mode A (montée sur 2m (144MHz) – descente sur 10m (28 MHz).

Ensuite vint l’ère du Heath-Zenith Z100, acheté tout monté, un micro ordinateur qui comportait deux microprocesseurs 8086 et 8088. Les systèmes d’exploitation étaient le CP/M et le DOS.  Il était équipé de deux disquettes de 180 Ko, avec 128 Ko de mémoire RAM dynamique et une horloge à 6 MHz. En même temps j’ai amélioré mon système d’antennes avec un moteur d’élévation.

En novembre 1983, j’entendis le retour de mon propre signal télégraphique renvoyé par le transpondeur du satellite AO-10 en mode B (montée 435 et descente sur 145 MHz).

J’ai découvert le paquet-radio (packet radio), destiné à remplacer le radiotélétype (RTTY), au travers des publications de l’AMRAD et je suis une des premières stations française en 1984 à avoir expérimenté la transmission radio numérique à 1200 bauds par paquet en AX25 avec mon complice extrêmement compétent Rémy F6ABJ qui avait assemblé deux kits du contrôleur de paquets PK1 équipés de processeurs Z80 avec le code AX.25 en EPROM. En 1983 j’avais en effet construit un répéteur paquet AX25, en wrapping sur une carte Z100 de développement pour le H8 avec une puce contrôleur HDLC 8273. Une telle description en avait été faite dans la revue de lAMRAD. L’idée était d’utiliser le circuit fait pour décoder le code X25 en mode transparent de manière à accepter les indicatifs radioamateur sur 6 octets dans le champ d’adresse des trames conforme à l’AX25. Mais ce n’est qu’un an plus tard que j’ai pu valider cette réalisation en faisant se communiquer le PK1 chez F6ABJ avec mon PK1 via le répéteur F6BVP sur le H8, car auparavant il n’existait aucun moyen d’émettre de l’AX25.

Ci-dessous l’épure du schéma pour repérer les connexions du circuit HDLC 8273 à câbler sur la carte Z100.

Ci-dessous la carte de développement bus S100 côté pile avec les fils reliant les pattes des circuits.

Ci-dessous la carte du répéteur paquet AX25 côté circuits intégrés.

C’est également en 1983 que Philippe Kahn avait fondé la société Borland qui a publié les excellents compilateurs Turbo Pascal, Turbo C et Turbo assembleur que j’ai beaucoup utilisés !

En 1986, nous utilisions déjà le logiciel CPK sous CP/M pour transférer des fichiers par paquet-radio. Avec Rémy F6ABJ et quelques OMs nous avons fondé l’Association Technique pour l’Expérimentation du Packet RadioAmateur. L’ATEPRA fondée en 1984 a contribué à l’évolution de la réglementation radioamateur pour l’utilisation des télécommunications numériques en France.

En Novembre 1987, j’ai remplacé mes antennes par deux 2 X 9 éléments croisées F9FT 145 MHz en polarisation circulaire et une KLM 22c UHF, plus des préamplificateurs et des câbles coaxiaux à faible perte. Ceci s’est traduit par le début des contacts via OSCAR-12 en mode BLU avec DL0XK, I8CVS, DC9UP, HB9RHV, DC6PX, I0LYL. Le satellite à orbite elliptique AMSAT OSCAR 13 a été lancé le 15 Juin, 1988 à 13:19. J’ai copié la télémesure en télégraphie d’AO-13 pendant l’orbite 7 le 18 Juin. Elle disait qu’après l’allumage du moteur d’apogée, le nouveau périgée du satellite était à 1500 Km et l’apogée à 36000 Km.

Les antennes satellite de F6BVP dans les années 1987-1999

Le 25 Juillet 1988, je fis mes premiers QSO via AO-13 en mode B au cours de l’orbite 87 en CW avec N4MW et VU1BR en SSB.

En Octobre 1989, j’ai entendu la station spatiale MIR sur 143,625 MHz et de nouveau en Juillet 1991, mais cette fois Anatoly U5MIR-1 utilisait une transmission paquet AX25.

C’est également en Juillet 1991 que j’ai fait mon premier QSO via OSCAR-21 avec G8ATE en SSB.

A cette époque la NASA expédiait gratuitement sur demande tous les 10 jours environ une grosse enveloppe avec la liste des éléments képleriens 2 Lignes de tous les satellites (!) dont je recopiais à la main les 2-Line des satellites radioamateurs pour les diffuser sur le réseau paquet et pour les publier dans un petit journal, le BIRSAT, fondé par Patrick F3HK, auquel souscrivaient les OMs qui voulaient être rapidement informés.

A partir de 1990, j’ai opéré une station BBS paquet-radio (en 1200 bauds sur VHF, et Internet depuis les années 2000) spécialisée sur l’Espace et les Satellites. Le programme BBS est écrit par Jean Paul, F6FBB. Il fonctionnait sous DOS puis Windows et LinFBB est toujours maintenu sous Linux.

En Décembre 1991, F6BVP a été la première station française métropolitaine à trafiquer en paquet par satellite à 9600 bauds avec le protocole PACSAT. Les microsats étaient UOSAT-3 et UOSAT-5. J’utilisais les programmes PB et PG de Harold Price NK6K et Jeff Ward G0/K8KA, un modem 9600 G3RUH sur un clone TNC-2 de l’ATEPRA (EPROM TAPR 1.1.7b) et des appareils ICOM IC-490 (UHF) / IC-290 (VHF) modifiés pour le 9600 bauds (prises directes sur la diode varicap et filtre FI plus large).

L’ordinateur que j’avais monté comme beaucoup d’OMs à l’époque était un clone du PC IBM avec une carte mère équipée d’un 80386 SX à 16 MHz et 4 Mo de mémoire RAM. L’azimut et l’élévation étaient calculés par le programme résident ITRACK qui les affichaient dans le coin de l’écran. Le pointage des antennes et le décalage en fréquence pour compenser l’effet Doppler étaient manuels tandis que je surveillais le diagramme de l’œil sur l’oscilloscope et tapais les messages au clavier. C’était du sport. J’ai opéré la première station passerelle satellite (SATGATE) française pendant un an et j’ai écrit en langage C, HEADOUT.EXE un programme destiné aux stations SATGATE.

L’épopée du mini Satellite radioamateur français ARSENE (1979-1993)

Le 12 mai 1993 aboutissait le projet du Radio Amateur Club de l’Espace fondé par Jean Gruau F8ZS, inpecteur général du CNES, avec le lancement depuis le Centre spatial guyanais de Kourou par une fusée Ariane 4, en même temps que le satellite luxembourgeois ASTRA 1C.

Jean F8ZS m’avais chargé de communication sur ce remarquable projet de mini satellite de 165 Kg. ARSENE (indicatif des satellites radioamateurs OSCAR 24) a été placé sur une orbite de transfert géostationnaire inclinée de 1.12° sur l’équateur.

Après deux ou trois jours de suspens, qui mériteraient d’être racontés en détails, la télécommande de l’allumage du moteur d’apogée à poudre MARS a transformé son orbite en une trajectoire quasi circulaire permettant un défilement lent autour de la Terre en trois semaines. L’émission UHF n’a pas fonctionné en raison probable d’une rupture du câble coaxial reliant l’émetteur à l’antenne. Le transpondeur secondaire en bande S a fonctionné pendant six mois permettant à des stations radioamateurs tout autour du globe d’effectuer des QSOs.

  • Perigee : 17,533.8 km
  • Apogée : 36,531.9 km
  • Inclinaison : 5.0 °
  • Période : 1,012.6 minutes

Les études et sa construction dans l’école Supérieure de l’Aéronautique et de l’Espace à Toulouse avaient durées plus de 12 ans. Toutes ces années des centaines d’étudiant de l’école avaient eu la chance de travailler sur un projet réaliste.

https://space.skyrocket.de/doc_sdat/arsene.htm

https://www.n2yo.com/satellite/?s=22654

J’ai présenté en mars 2026 aux Rencontres Satellite radioamateur un résumé de mes activités satellite.

Si vous préférez les conférences en vidéo :

https://www.twitch.tv/videos/2716937609

https://www.twitch.tv/videos/2716940619

18 avril 2010 journée mondiale EME (Earth-Moon-Earth, Terre-Lune-Terre), réception réussie de KP4AO via la lune

Le RadioClub KP4AO était situé à Arecibo sur la côte nord de l’île de Porto Rico (voir ce qu’il en reste sur l’image satellite avec QRA Locator en entrant les coordonnées FK68oi92pn dans le petit rectangle en haut et à gauche de la carte). Il est possible de sélectionner l’image satellite en haut et à droite. Malheureusement le magnifique radiotélescope s’est effondré à la suite de la rupture des câbles qui soutenaient la source de l’antenne.
Le réflecteur du radiotélescope faisait 300 mètres de diamètre ce qui apportait un gain de 57 dBi sur 432 MHz !
Parmi les opérateurs figurait le prix nobel de physique J. Taylor, W1JT auteur de nombreux logiciels utilisés en EME ou dans les sondes wspr.

J’avais proposé aux OMs de l‘Association des Radioamateurs de Paris (ARP75) de tenter de recevoir le signal de KP4AO en écho via la Lune.
Le matériel était « élémentaire » :  antenne MASPRO deux fois 21 éléments croisés en polarisation circulaire commutable droite-gauche (gain +13dBi) montée sur un trépied, préamplificateur 432 MHz SSB Electronics (facteur de bruit 0,9 dB) et transceiver ICOM 910H bibande UHF-VHF (75 W en émission).
Les calculs théoriques avec le logiciel de F1EHN, pour le bilan de liaison laissaient espérer une réception un peu au-dessus du bruit (5dB). C’était sans compter sur le brouillage très intense par le système archaïque Syledis de localisation de véhicules sur l’aéroport.

Nous nous sommes retrouvés deux soirs de suite à trois ou quatre OMs sur une terrasse d’un appartement du parc de Belleville qui surplombe Paris.
Laurent F6GOX, Mathieu F6CRF, SWL Jean-Pierre et Laurent F6FVY avaient apporté des rallonges électriques et un manipulateur bilame.
Le premier soir du 17 avril nous n’avons rien entendu, mais KP4AO n’avait que 25 W en raison d’un problème sur l’amplificateur de puissance.
De plus nous n’avons pas pu voir la Lune car le soleil était dans la même direction et c’était la nouvelle Lune. Nous avons abandonné en raison du froid et du fait de l’absence de signaux.


Le lendemain Samedi 18 avril KP4AO avait mis en route un PA de 350 W. La réception des signaux de KP4AO en écho via la Lune a été possible.
Noter que nous avons été cependant énormément génés par les raies harmoniques de Syletrack  qui couvraient 300 KHz avec un niveau de S6 à S8 (si votre lecteur ne peut lire cette video essayez cet autre format vidéo).
De notre côté un filtre CW étroit a clairement fait défaut.

La nuit venue nous avons pointé l’antenne sur le croissant de la nouvelle lune. Le spectacle était grandiose et c’est avec une grande émotion que nous avons entendu les premiers signaux en provenance de Porto Rico qui se réfléchissaient sur la Lune.

Les signaux de KP4AO en BLU n’étaient compréhensibles que de temps en temps. La CW était plus facile à copier au milieu du QRM infernal de la balise Syletrack ! L’analyse de fréquence permet de repérer très nettement les signaux télégraphiques faibles au milieu du bruit périodique de Syletrack qui masque cependant le troisième trait du O de KP4AO.


Le troisième jour, nous sommes restés confortablement dans nos stations à l’écoute du trafic EME via Internet.
La vidéo de la station KP4AO était diffusée par « streaming TV » en direct tandis que l’antenne de radioastronomie de Dwingeloo aux pays bas était sortie de sa retraite et reliée à un serveur Internet Web SDR pour diffuser en direct toute la bande 431.985 à 432,075. En déplaçant un curseur sur l’affichage en « chute d’eau », chaque station connectée peut sélectionner la station à recevoir, le type de modulation et la largeur des filtres. L’enregistrement d’une partie de la soirée est accessible à tous sur le site WebSDR du CAMRAS.
Le pile-up était impressionnant, ainsi que le niveau des signaux de KP4AO qui voisinaient les 59+10 dB.
KP4AO arrivait sur la parabole de 25 m comme une station locale en BLU et en CW on entendait même les claquement de manipulation !
En mode JT65b le bruit de fond disparaissait totalement au moment de la transmission de KP4AO.

Le site du CAMRAS rediffuse par webSDR l’activité EME. A écouter absolument ! Voici l’enregistrement du QSO entre KP4AO et F6HLC.
Toutes nos félicitations Christian ! F6HLC m’a envoyé la photo de ses antennes et une vidéo montrant la réception de KP4AO.

On peut regretter que les opérateurs de la station du Radio Club d’Arecibo n’aient pas été mieux entrainés au trafic DX.
On aurait ainsi pu multiplier le nombre de stations contactées par deux ou trois.
Ils passaient le plus souvent des reports de 599 !
Finalement les petites stations qui devaient arriver S34-S4 n’avaient pas beaucoup de chances. Ne parlons pas des stations QRP proches du niveau du bruit.
La présentation en diapositives de cette « manip EME » est téléchargeable ici.

Nous aurions souhaité mieux faire une autre fois, si nous avions eu la possibilité d’opérer avec la parabole de la Cité des Sciences de la Villette qui a été mise à la disposition de l’Association des Radioamateurs de Paris (ARP75) par convention avec l’Etablissement Public du Parc et de la Grande Halle de LaVillette. L’ARP a installé deux bungalows sous la parabole pour y accueillir les locaux destinés à la station d’expérimentation et de démonstration de liaisons radio expérimentales.

En 2007 l’Association des Radioamateurs de Paris (ARP75) dont je faisais partie a signé une convention avec l’Etablissement Public du Parc et de la Grande Halle de La Villette. L’ARP a installé deux bungalows sous la parabole pour y accueillir les locaux destinés à la station d’expérimentation et de démonstration de liaisons radio expérimentales.
C’est ainsi qu’a débuté l’aventure avec le radiotélescope de la Villette.

Pour tout savoir sur le radiotélescope de La Villette, lisez l’article paru dans la revue L’Astronomie d’avril 2025.

Principaux centres d’intérêts

Transmissions numériques. Transmissions par Satellites. Ecriture de logiciels informatiques. Espace, Astronomie, photographie.
Membre Actif ou ancien membre des Associations REF-Union, Réseau des Emetteurs Français, membre n° 12238 depuis 1961; AMSAT-NA, membre 1097 depuis 1975; membre à vie n° 1486; Vice Président relations internationales du RACE, Radio Amateur Club de l’Espace, 1979. Le RACE est membre d’honneur du REF; AMRAD, Amateur Radio Research and Development Corporation (1983); ATEPRA, Association Technique pour l’Expérimentation du Packet-RadioAmateur, 1984; AMSAT-UK (United Kingdom) membre 4813 depuis 1990; CAC, Club Aérospatial de la Celle Saint Cloud; Président fondateur AMSAT-France, fondée en 1996; TAPR, Tucson Amateur Packet Radio. ARP75, Association des Radioamateurs de Paris.

Membre de la Commission Satellite du Réseau des Émetteurs Français

Participation et communications à des congrès Radioamateur

  • 1990 – Fifth AMSAT-UK colloquium
  • 1992 – Seventh AMSAT-UK colloquium
  • 1993 – Eigth AMSAT-UK colloquium

Distinctions

Publications


1. Publications sur les Satellites dans Radio REF

  • Prévision de passage des Satellites, Octobre 1987
  • Les modules électroniques du Satellite ARSENE
  • Les communications numériques par satellites amateurs, Radio-REF, Juin 1992, p54
  • L’odyssée du satellite ARSENE.
  • Le satellite Phase 3D
  • Communications Numériques avec le Satellite Phase 3D

2. Publications sur le Paquet-Radio dans Radio REF

  • Voici la liste de quelques fichiers WinWord qu’il sera bientôt possible de télécharger:
    • Introduction au protocole AX25 (1ère partie), Radio-REF, Novembre 1987, p26;
    • Introduction au protocole AX25 (2ème partie), Radio-REF, Décembre 1987, p24.
  • Description du protocole PACSAT,  Radio-REF :
    • Le protocole PACSAT

3. Autres Sujets

  • Le Terminal Minitel. (Radio-REF).
  • Banc d’essai du transceiver ICOM IC-821H, Radio-REF, Décembre 1996. (8Ko) et Journal de l’AMSAT France numéro 1, novembre 1996.

4. Participations à des Projets Satellites Radioamateurs

  • Projet du RACE du remarquable mini satellite français de 165 Kg, ARSENE (OSCAR 23), lancé le 12 mai 1993.

Photos du satellite ARSENE en construction à Sup’Aéro

(à gauche emplacement du moteur d’apogée à poudre MARS, réservoir et tubulures de gaz)

 Lire cette référence en anglais http://space.skyrocket.de/index_frame.htm?http://www.skyrocket.de/space/doc_sdat/arsene.htm

  • J’ai participé au projet de microsatellite Maëlle développé par le CAC et l’AMSAT-France, mais qui n’a pas abouti.
  • Sous la présidence de F6BVP, l’AMSAT-France a mené avec succès plusieurs projets de microsatellites dont quatre ont été lancés dans l’espace :

   D’autres formats vidéo sont disponibles :

http://f6bvp.free.fr/sput40a.wmv  (497k)
http://f6bvp.free.fr/sput40a.mov  (1200 k)
http://f6bvp.free.fr/sput40a.mp4  (833k)
http://f6bvp.free.fr/sput40a.avi  (879k)
  • Spoutnik 41 RS-18 largué le 10 novembre 1998 depuis la station MIR
  • Un troisième satellite Spoutnik 42 a été construit par l’AMSAT-F et largué lors de sa sortie dans l’espace par Jean-Pierre Haigneré depuis la station MIR en avril 1999.
  • Grâce à une demande auprès de l’ART faite en tant que président de l’AMSAT France conjointement avec F3YP alors Président du REF,  nous avons pu obtenir des indicatifs radioamateurs pour les spationautes Claudie André Deshayes (FX0STA / R0MIR) et Jean-Pierre Haigneré (FX0STB)

5. Logiciels Utilitaires pour BBS

Serveur de Requêtes des Elements Kepleriens pour BBS F6FBB
Programme serveur pour les BBS F6FBB. Il répond à un message adressé à REQKEP @ INDICATIF_BBS < Indicatif_expéditeur par une aide, une liste des satellites disponibles, un fichier documentaire pour le satellite spécifié ou les éléments Kepleriens d’un ou plusieurs satellites spécifiés. Mise à jour automatique de la Banque de données Satellites pour BBS F6FBB, Version 1.83
Ce logiciel lit les messages KEPS de l’AMSAT’s reçus par paquet-radio et met à jour la banque de données des satellites de la BBS F6FBB. Mise à jour des fichiers Documentaires et des Fréquences des Balises pour BBS F6FBB. Ce logiciel met à jour automatiquement les fichiers documentaires et les fréquences balises des satellite des BBS F6FBB. Le fichier documentaire peut ensuite être demandé par les utilisateurs du BBS via le serveur REQKEP. Mise à jour Automatique du fichier d’InstantTrack IT.ORB pour les BBS F6FBB. Ce logiciel met à jour la banque de données des satellites du programme InstantTrack, IT.ORB, à partir de la banque de données des satellites SATEL.DAT, d’une BBS F6FBB.


6. Autres Logiciels Radioamateurs

SATCRCS.EXE

Lorsqu’ils utilisent les éléments kepleriens des bulletins de l’AMSAT pour calculer les passages de satellites sur leurs PC, les RadioAmateurs doivent pouvoir s’assurer que ces paramètres sont fiables. Ceci peut se vérifier au moyen du calcul de la parité ou checksum qui est incluse dans les messages. Après avoir essayé de nombreux programmes de poursuite, j’ai constaté que presque tous avaient des problèmes pour relire les fichiers reçus par paquet-radio. C’est pourquoi je me suis décidé à écrire un logiciel qui puisse servir aux usagers des éléments kepleriens. Le logiciel SATCRCS vérifie les données au format AMSAT ou NASA avant que vous ne les entriez dans vos programmes manuellement ou automatiquement. Il filtre également les entêtes des messages qui ne correspondent pas à des éléments kepleriens. Le fichier en sortie ne comporte que des paramètres vérifiés et fiables. Le contenu d’un ou plusieurs fichiers en entrée peut être écrit dans un même fichier en sortie, ce qui vous permet de fusionner les données de plusieurs satellites (ex. OSCAR, MISC, WEATHER etc..) dans un seul fichier. Il est peu probable qu’une erreur survienne dans les données d’un satellite à la fois dans le fichier au format NASA 2 lignes et dans le fichier AMSAT qui sont toujours envoyés simultanément. C’est pourquoi le programme SATCRCS.EXE peut aider à récupérer des éléments kepleriens complet dans l’ordinateur de votre station. Le logiciel peut également traduire le format NASA 2lines en un fichier au format AMSAT. SATCRCS est distribué par les différentes organisation AMSAT contre une contribution au projet Phase 3D et aux autres projets de satellites, comme le microsat français Maëlle construit par AMSAT-France.

HEADOUT.EXE version 2.1

Ce logiciel est un programme utilitaire destiné uniquement aux stations passerelles par satellites (SATGATEs). Je l’ai écrit pour automatiser l’exportation des messages des BBS des stations passerelles par satellites. Le programme récupère le courrier à exporter, compacte éventuellement les fichiers avec ZIP, inclue les entêtes nécessaires au standard PACSAT et place les fichiers dans le répertoire spécifique de PG ou WISP en vue de les télécharger vers le satellite UO22 chargé du trafic entre SATGATEs.

HEADOUT  fabrique des fichiers messages PACSAT de type 2 réservé au TRAFIC entre BBS SATGATES

Le fichier FORWARD.SYS d’une BBS comporte la liste de toutes les stations SATGATEs destinations possibles. Lorsqu’un message arrive dans la BBS l’adresse hiérarchique détermine automatiquement la BBS destination. Ce courrier à exporter se fait, dans le cas d’une station SATGATE, dans un fichier qui comporte l’indicatif du SATGATE destinataire suivi de l’extension .IN

PILOTES DE ROTORS D’ANTENNES

Les programmes suivants sont des logiciels qui, une fois lancés, demeurent résidents en mémoire tout en rendant la main au DOS. Ils sont compatibles avec le standard KCT pour le controle des moteurs d’antennes via des interfaces spécifiques.

MOTEUR version 2.0

C’est un pilote (Terminate and Stay Resident, TSR) qui peut être utilisé sous DOS avec un logiciel conforme au standard Kansas City Tracker, comme InstantTrack et QuickTrak. Ecrit en langage assembleur, il est identique au programme RotorDRV, mais il envoie les valeurs de l’AZimut et de l’ELevation au port parallel au lieu d’un port de la carte KCT. En fait, le logiciel a été écrit à partir du code de DUMMYKCT.ASM code. Il est appelé via une interruption logicielle numéro 63 hexadécimale (INT 63h) par le programme principal (IT ou QuickTrak). Ce n’est pas un logiciel très sophistiqué, car il ne fait qu’envoyer sur un port parallel LPT1 ou LPT2 ou LPT3, les valeurs des angles AZ et EL s’ils différent des précédentes valeurs de plus de 2 degrés. Il ne doit être lancé qu’une seule fois avant de lancer IT. Il peut servir à piloter la carte interface POURSAT décrite par F6HNV et F1LIL dans Mégahertz en 1988. Se reporter au fichier documentaire pour plus de détails.

KENPR version 2.2

C’est un pilote (Terminate and Stay Resident, TSR) qui peut être utilisé sous DOS avec un logiciel conforme au standard Kansas City Tracker, comme InstantTrack et QuickTrak. Ecrit en langage assembleur, il est identique au programme RotorDRV, mais il envoie les valeurs de l’AZimut et de l’ELevation au port série au lieu d’un port de la carte KCT. En fait, j’ai écrit ce logiciel en l’adaptant du code de DUMMYKCT.ASM code. Il est appelé via une interruption logicielle numéro 63 hexadécimale (INT 63h) par le programme principal (IT ou QuickTrak). Ce n’est pas un logiciel très sophistiqué, car il ne fait qu’écrire en ASCII sur l’un des ports série COM1-COM2 ou COM3-COM4, les valeurs des angles AZ et EL s’ils différent des précédentes valeurs de plus de 2 degrés. Il ne doit être lancé qu’une seule fois avant de lancer IT. Il peut servir à piloter l’interface de contrôle d’un moteur d’antenne KENPRO. Se reporter au fichier documentaire pour plus de détails.